
La descente du dernier petit paradis est difficile car les paysages ne peuvent pas rivaliser, c’est un peu comme passer d’un superbe 4 cylindres à Gros Fat (voilà c’est dit !), le charme est rompu !
D’autant plus que la météo nous joue un mauvais tour ! partis pour quelques 373 kms de pistes nous avons planté le premier bivouac juste avant l’orage.

Le lendemain matin le ciel est plus dégagé mais dans cette région montagneuse les choses changent en quelques minutes ! Nous avançons tout de même vers une vallée isolée avec comme objectif une source chaude situé sous le col de Tosor.
Nous arrivons à la source, toujours présente entre quatre murs mais une avalanche a ravagé le site ! nous n’y ferons qu’une brève visite, la colère du ciel nous collera sous la tente une bonne partie de l’après midi.

La vallée nous isole du monde et la tente nous isole de la vallée, la parfum d’aventure est bien présent. Lorsque nous pouvons enfin sortir à l’air libre l’heure est avancée, la neige est descendue à environ 500 mètres du campement et un calcul très rapide « nuit + chute température + pluie » nous fait craindre de nous réveiller sous la neige. Nous n’avons pas le choix, il est trop tard pour descendre chercher un autre bivouac, le temps d’avaler un bol de pâtes lyophilisées dont nous ne comprenons pas la composition et nous glissons dans nos duvets.

L’inquiétude de la nuit se dissipe rapidement, la neige n’est pas descendue et le ciel se dégage. Les sourires redessinent nos lèvres et nous reprenons la trace sereinement. Ces météos capricieuses ont l’avantage de réserver quelques beaux panoramas, cette troisième journée sera sous le signe du terrain gras et du ciel bleu.

Repos mérité à Kochkor et son marché aux bestiaux. J’apprendrai que certains chevaux expriment leurs désaccords sur le traitement qui leur ai réservé !

La suite est un jeu de cache cache avec les nuages, nous ne faisons que retarder notre introduction dans les hauts massifs près de la frontière Kirghizistan/Chine. Nous faisons de petits sauts et décrouvrons de jolis tronçons de pistes.

La descente vers la civilisation nous est profitable, les nuits en yourte ont quelque chose de magique, nous y dormons comme jamais au risque de rater le p’tit déjeuner pourtant tardif !

Si l’orage nous empêche il nous offre parfois de (rares) opportunités photographiques. La noirceur du ciel nous offre de jolis contrastes dans « Fairy Tale Valley » où le dragon s’est retiré.


Le ciel s’annonce plus clément d’ici quelques jours, nous verrons bien ! en attendant nous laissons les machines au repos et flânons au bord de l’eau…

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