Ecosse 2022, notre bilan

The Old Man of Storr

Pour passer vite sur le moins bien.
Arrivés le 3 mai, repartis le 29 mai, 26 jours plus tard avec une amputation d’une dizaine de jours sur le programme prévu. Nous n’avons fait que 5610 kms
Pourquoi ? Si nous avons eu la confirmation régulière que mai est le bon mois pour voyager en Ecosse, il y fait doux et il y a peu de midges tout le monde s’accorde aussi pour dire que ce mois de mai 2022 était exceptionnellement mauvais. Tous les jours où nous avons roulé la température oscillait seulement entre 8 et 12 degrés, très souvent avec la pluie et du vent parfois très fort ! Au total nous avons eu au mieux 4 jours ensoleillés.


De fait, nos 10 jours perdus correspondent en gros aux journées de randonnées (Cuillins, Ben Nevis) et des options Shetlands / Lewis et Harris abandonnées.
Rincés copieusement dès le début du voyage nous avons très vite abandonné l’idée de bivouaquer, les campings nous offraient au moins une douche chaude très réconfortante !
Tout le reste est topissime !

Les routes:
on a adoré, l’impression de rouler dans les préalpes au bord de la mer est très présente dans les Highlands. Nos rares éclaircies font exploser la beauté des massifs et sans en ajouter les «tremendous» «lovely» «gorgeous» ne sont pas usurpés.

Il y a des tronçons de route à couper le souffle, c’est beau de partout. Le soleil est assez bas dans ces latitudes et joue longuement avec les reliefs, il suffit d’une éclaircie pour être au devant d’un spectacle fabuleux !

Nous avons eu des coups de coeurs (Cairngorns, Côte Nord, Skye, Mull…) très directement liés à notre météo sans cela je crois que tout ce qui est au nord de l’axe Glasgow – Edimbourg est beau.

A la question « cinq semaines ça n’est pas trop ?» je réponds non, oh que non ! l’Ecosse est un pays qui s’explore, il y a des coins et des recoins qui méritent d’être approchés et si vous avez envie de rouler, de vous poser un peu, de randonner il faut beaucoup plus de temps. Ajoutez quelques visites historiques et culturelles et un voyage ne suffira pas !.

Les gens:

On reste en Europe (géographique) et on ne sera pas invités à dormir dans la yourte, mais les écossais sont sympas, chaque fois que nous les avons abordés ils l’ont pris avec le sourire, leur accent est impossible mais en s’accrochant on arrive parfois à comprendre le sens des phrases 🙂 . L’accueil dans les pubs, campings, bakeries est toujours sympa.
Sur la route le fairplay est de règle, nombre de fois les conducteurs se sont effacés pour nous laisser nous regrouper et rouler ensemble.
L’impression de sureté règne, on n’a souvent pas hésité à laisser le barda sur les motos pour nous déplacer un peu à pied.

Les campings sont généralement orientés gros camping car, ce qui semble être l’outil de vacances adopté par beaucoup de touristes «grands bretons». L’accueil moto tente est assez sommaire, rares sont les campings avec salle de séchage, sale collective avec prises pour rechargement des PC, tel…
Le prix varie de 22 à 25 euros, sans rapport direct avec la qualité du lieu. Le niveau d’hygiène est élevé et on a toujours eu de l’eau chaude ! C’est plutôt cher, le seul camping fait en France au retour nous a coûté 13 euros !

Tous les B&B affichaient « no vacancies », nous avons cherché en fin de mois des bungalows ou abris en camping, ils étaient souvent complets. Nous en avons trouvé quelques uns, le prix varie de 40 à 55 euros, de l’abri sommaire à la petite hutte assez présente dans les campements.

Restauration.

N’hésitez pas à franchir le seuil des «Inn» et des pubs, les ambiances sont sympas, il faut s’armer de patience ou réserver car souvent l’offre est très inférieure à la demande ! Le rapport qualité prix est moins favorable qu’en France. L’accompagnement de base est la frite (par contre elles sont maison !), il faut passer par les «sides» pour avoir des légumes.
Le bon point pour nous est l’option végétarienne bien développée. Les must ont été un «fish & chips» avec un bourgeon de bananier (Edimbourg), un très bon burger à York, des curry souvent très réussis !

Et après, y retournerons nous ?
sans hésitation… Oui !

Laisser un commentaire